Chat, Chien, Musique, Livres

Plaisirs quotidiens

J'ai rendu mon troisième jet à Lisa B. il y a une semaine, et j'écris des chansons depuis. Je suis rouillé, mais aujourd'hui j'en ai enregistré une pour la réécouter et je pense qu'elle n'est pas mal. Mon objectif est d'en écrire deux par semaine tout en passant un peu de temps chaque jour à peaufiner mon brouillon. Si ça semble ambitieux, je suppose que ça l'est. Mais les chansons seront pour la plupart nulles au début. Je sens que ça va me prendre un certain temps pour m'y remettre.

Je ne sais pas trop si le livre est bon. Je pense qu’il pourrait l’être, ou plutôt bon, ou pas mal. Encore une fois, il y a des problèmes de structure que je n’ai pas réussi à résoudre à ma satisfaction, mais je dois me rappeler qu’il ne sera pas parfait. Ce sera ce que j’ai écrit comme deuxième livre. Je veux écrire aussi bien que les auteurs que j’aime, mais ce n’est pas réaliste. Bien sûr, mon éditeur aura des suggestions et j’ai besoin d’un nouveau titre. Je n’en ai pas encore trouvé un qui me semble juste.

Je suis très discipliné quant au travail, même si ça n’en a pas l’air. On dirait juste une habitude ou une routine. Le jour où j’ai rendu la troisième version, j’ai décidé d’ajouter une course matinale à la routine. J’y vais tous les deux jours — juste un kilomètre ou deux. Je ne suis pas en forme. L’écriture est si dure pour le corps. Tout ce temps passé assis. Quand on écrit de la musique, au moins on prend la guitare, on la repose, on chante et on joue... Quand on écrit de la prose, on reste assis dans la même position pendant des heures.

Léon est en ville et hier soir, nous avons regardé le soleil se coucher à la 90e rue, près du réservoir à Central Park. Ensuite, nous nous sommes assis sur un banc et avons regardé les gens passer alors que la nuit tombait. Doe était là aussi, content d'être dehors. Léon me parlait d'un de ses amis qui avait perdu tous ses souvenirs précieux lors de l'ouragan Sandy. Il essayait de les reconstituer et Léon trouvait ça triste. Comment pourrait-on jamais reconstituer ça ? Il pensait à toutes ces choses. he s'est accumulé aussi. Quoi faire de tout ce bazar ? Je lui ai dit que lorsque j'ai vendu la maison de Mattituck, j'ai jeté la plupart de mes affaires. Des photos, des cassettes, des partitions et tout le reste. Au bout d’un moment, on en a marre de trimballer toutes ses cochonneries. J'allais dire que le passé n'a de toute façon que peu d'incidence sur le présent, mais bien sûr, c'est faux. Me voilà avec Leon, mon ami depuis plus de trente ans, et le passé était lourd entre nous. Parfois, le présent ne semble pas aussi réel.

This entry was posted in Life. Bookmark the permalink.

Comments are closed.